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objets métaphysiques, seroit la même chose que si l'on regardoit les sensations, 
le sentiment intérieur, le mouvement musculaire, les phénomènes de 
l'irritabilité, etc., comme des objets pareillement métaphysiques. Ces erreurs 
seroient d'autant plus manifestes, qu'il est certain que rien de ce qui est hors 
de la nature, de ce qui est indépendant de son pouvoir, ne peut être soumis à 
l'observation.
 

Si l'on examine chacune des quatre sortes de facultés qui appartiennent à 
l'intelligence, et si on les considère au moins dans leurs principaux détails, 
on reconnoîtra :
 

1° Que l'attention n'est, à l'intelligence, qu'un acte préparatoire, excité par 
le sentiment intérieur, qui met l'organe en état d'exécuter chacune ou telle de 
ses fonctions, et sans lequel aucune de ces dernières ne pourroit avoir lieu. 
Elle est, en effet, une condition de rigueur, un véritable sine qua non de tout 
acte intellectuel. Ainsi, quoique les actes d'attention ne s'exécutent que dans 
l'organe de l'intelligence, leur exécution appartient au sentiment intérieur ; 
car c'est lui qui excite dans l'organe où se forment les idées, ou dans telle 
partie de cet organe, une préparation qui met ce même organe ou l'une de ses 
parties en état d'exécuter ces actes.
 

On peut dire que l'attention est un effort du sentiment intérieur, qui est 
provoqué, tantôt par un besoin qui naît à la suite d'une sensation éprouvée, et 
tantôt par un désir qu'une idée ou une pensée fait naître. Cet effort, qui 
transporte et dirige la portion disponible du fluide nerveux sur l'organe de 
l'intelligence, tend ou prépare telle partie de cet organe, et la met dans le 
cas, soit de rendre sensibles (présentes à l'esprit) telles idées qui s'y 
trouvoient déjà tracées, soit de recevoir l'impression d'idées nouvelles que 
l'individu a occasion de se former (Philosophie zoologique, vol. 2, pag. 391).
 

C'est un fait dont il est facile de se convaincre, savoir : que, sans 
l'attention, qui prépare l'organe de l'intelligence à l'exécution de ses 
fonctions, aucune sensation n'y peut parvenir, ou du moins n'y peut imprimer une 
idée ; aucune idée acquise ne peut être rendue présente à l'esprit ; enfin, 
aucune opération de la pensée ne peut s'exécuter et donner lieu à un jugement. 
Certes, ces conditions d'état physique font assez connoître qu'à l'égard des 
idées et des opérations qui s'exécutent entre elles, il n'est nullement question 
d'objets métaphysiques.
 

S'il est vrai que nos idées primaires proviennent uniquement de sensations 
éprouvées, et que toutes nos autres idées aient pris leur source dans ces 
premières ; il l'est aussi que toute sensation éprouvée ne donne pas 
nécessairement une idée, et qu'il n'y a que des sensations remarquées, que 
celles 

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