une direction inclinée qui approche plus ou moins de la verticale.
Ces derniers sont les vents inclinés dont il s'agit dans cet article.
Dans tout nuage épais qui subit un dégroupement avec ou sans orage, et dans tout
nuage isolé qui se fond en pluie, on observe constamment qu'il s'en échappe des
masses d'air plus ou moins tourbillonnantes qui se dirigent obliquement,
arrivent jusqu'à la surface de la terre, y forment des bourrasques passagères et
donnent lieu aux vents inclinés qui se remarquent dans ces circonstances.
Ces vents inclinés, venant par bouffées ou bourrasques souvent très-violentes,
sont très-communs sous les nuages orageux ; et on les observe encore, mais moins
violens, sous les nuages isolés qui, quoique sans tonnerre, se fondent en pluie.
En effet, toujours, à l'approche et pendant la traversée d'un grand nuage isolé
qui donne de la pluie par averse, on observe un vent par bourrasques qui n'avoit
point lieu avant l'arrivée du nuage, et qui cesse lorsque le nuage est
tout-à-fait passé.
Ces vents par bourrasques sont toujours des vents inclinés ; ils paroissent
venir des nuages mêmes, et je pense qu'ils sont dûs aux suites du vide qui se
forme dans les nuages à mesure que leurs vésicules brumeuses se détruisent, se
condensent et tombent en pluie. Il y a en effet lieu de présumer que l'air
supérieur, se précipitant alors par
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