un nuage orageux, le condensent et le forcent à pirouetter et à prendre en
longueur une extension verticale ; elles ne sont pas non plus les suites de deux
courans d'air parallèles et voisins qui, par l’effet de leur direction opposée,
forcent la partie de l'atmosphère qui est entre les deux courans à prendre un
mouvement circulaire et à tourbillonner sous une figure cônique : mais elles
sont une des suites de la précipitation de l'air supérieur aux nuages orageux,
qui arrive par masses sur ces nuages pour remplir le vide considérable que la
destruction d'un grand nombre de ses vésicules brumeuses subitement condensées y
occasionne, ou auquel le déplacement subit d'une grande quantité de matière
électrique donne lieu.
Lorsque les masses d'air qui se précipitent sur les nuages orageux et sur ceux
qui se dégroupent, sont peu considérables, elles s'échappent ensuite de ces
nuages en vents inclinés, sans tourbillonner fortement et sans entraîner avec
elles les parties brumeuses du nuage ; elles produisent alors simplement les
bourrasques ordinaires des orages et des nuages en dégroupement. Mais lorsque
ces masses d'air sont d'une grande étendue, et qu'en se précipitant sur le nuage
orageux elles se trouvent gênées de tous côtés par les pressions latérales des
couches atmosphériques, alors elles s'élancent en tourbillon rapide qui perce le
nuage, entraîne avec lui ses particules brumeuses, et forme sous ce
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