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un nuage orageux, le condensent et le forcent à pirouetter et à prendre en 
longueur une extension verticale ; elles ne sont pas non plus les suites de deux 
courans d'air parallèles et voisins qui, par l’effet de leur direction opposée, 
forcent la partie de l'atmosphère qui est entre les deux courans à prendre un 
mouvement circulaire et à tourbillonner sous une figure cônique : mais elles 
sont une des suites de la précipitation de l'air supérieur aux nuages orageux, 
qui arrive par masses sur ces nuages pour remplir le vide considérable que la 
destruction d'un grand nombre de ses vésicules brumeuses subitement condensées y 
occasionne, ou auquel le déplacement subit d'une grande quantité de matière 
électrique donne lieu.
 

Lorsque les masses d'air qui se précipitent sur les nuages orageux et sur ceux 
qui se dégroupent, sont peu considérables, elles s'échappent ensuite de ces 
nuages en vents inclinés, sans tourbillonner fortement et sans entraîner avec 
elles les parties brumeuses du nuage ; elles produisent alors simplement les 
bourrasques ordinaires des orages et des nuages en dégroupement. Mais lorsque 
ces masses d'air sont d'une grande étendue, et qu'en se précipitant sur le nuage 
orageux elles se trouvent gênées de tous côtés par les pressions latérales des 
couches atmosphériques, alors elles s'élancent en tourbillon rapide qui perce le 
nuage, entraîne avec lui ses particules brumeuses, et forme sous ce 

© 2000-2006, CNRS-Centre Alexandre Koyré, histoire des sciences et des techniques, UMR 8560. Directeur de publication : Pietro Corsi - version du site : 4.5.1
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