marées en vingt-quatre heures. Je dis à-peu-près sous son passage, parce que la
bosse du côté de cet astre n’est pas le produit unique de son action, mais celui
de l’action combinée de la lune et du soleil. Néanmoins, comme des deux actions
concourantes à cet effet, celle de la lune est beaucoup plus puissante que celle
du soleil, la bosse directe produite par ces deux actions, doit être beaucoup
plus du côté de la lune que de celui du soleil. Ce ne peut être qu’aux époques
des sysygies que la bosse dont il est question se trouve exactement sous le
passage de l’astre principal qui l’occasionne.
Si la lune forme deux bosses opposées sur les eaux de l’océan, l’une un peu plus
grande que l’autre, elle en forme sans doute aussi deux, qui sont pareillement
opposées et inégales, à la surface de l’atmosphère terrestre.
Or, lorsque la lune passe par l’anti-méridien de Paris, la plus petite de ses
deux bosses atmosphériques se trouvant de notre côté, il en doit résulter un
effet quelconque dans l’atmosphère qui domine cette ville ; c’est effectivement
celui que j’ai remarqué particulièrement dans le cours du champ, de la nouvelle
lune et de celui de la pleine lune. Si les effets du passage de la lune à
l’anti-méridien n’avaient pas lieu, le champ de la pleine lune offrirait
toujours du beau temps, la lune alors ne passant sur notre horizon que dans la
nuit.
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