sorte que les légères variations du baromètre dans cette saison, et les
mouvemens variés de l'air, les rendent plus fréquemment reconnoissables.
Mais, dans quelque temps de l'année que ce soit lorsque l'atmosphère n'est point
agitée par une oscillation, ou une redondance boréale ; et qu'un vent
oriental-boréal ne s'est pas nouvellement établi, il est aisé de reconnoître que
le lever de la lune, sur-tout dans le jour, et qu'ensuite son passage par le
méridien, et même son passage par l'anti-méridien, produisent, après quelques
heures de retard, des effets très-distincts sur le baromètre, et très-souvent
des changemens dans l'état du ciel, qui compromettent plus ou moins la
transparence et la sérénité de l'atmosphère. Ces effets sont d'autant plus
remarquables, qu'on est alors plus voisin d'un point mestral particulier.
Les passages de la lune par le méridien, sur-tout dans quelque partie du jour,
paroissent plus influens dans le cours du champ des quadratures, que dans celui
du champ des syzygies. C'est au moins ce que j'ai observé depuis l'année
dernière, et ce qui m'a fort surpris ; car j'avois pensé que les passages de la
lune par le méridien devoient être d'autant plus influens sur l'atmosphère, que
la lune à ces époques était moins éloignée du soleil. (Voyez l'Annuaire, n° 9,
p. 164.)
Ainsi, quoiqu'il soit vrai qu'en général le
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