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borner aux considérations relatives à la forme générale des nuages.

Si le brume étoit toujours régulièrement répandu et disséminé dans cette région 
inférieure de l'atmosphère que je nomme région des vapeurs, et qu'aucune cause 
ne vînt jamais en rapprocher, et même en amonceler les vésicules, pour en former 
des masses isolées ; ce brume troubleroit à la vérité la transparence de 
l'atmosphère, sur-tout s'il étoit abondant ; mais il ne formeroit pas de nuages 
proprement dits. Cet état de choses se rencontre quelquefois ; on l'observe même 
assez souvent dans le cours de l'hiver en nos climats : c'est ce que je nomme 
temps brumeux.
 

Deux causes ont la faculté de déranger la régularité avec laquelle les vésicules 
brumeuses seroient dispersées dans l'air, si ces causes n'existoient jamais ; 
mais lorsqu'elles agissent, soit concurremment, soit séparément, elles 
parviennent facilement à rassembler ces vésicules par espèce de masses isolées, 
et en forment alors les nuages que tout le monde connoît.
 

L'une de ces causes est très-connue ; elle réside dans la diversité des 
mouvemens de déplacement auxquels la masse d'air commun qui remplit la région 
des vapeurs est si souvent assujettie. En effet, les différens courans d'air 
(les vents) qui s'établissent si communément dans la masse même des fluides de 
l'atmosphère, et sur-tout dans ceux de la région des vapeurs, déplacent, 
mélangent et cumulent 

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