dans des espaces plus ou moins isolés, les vésicules aqueuses qui constituent le
brume, et donnent lieu au rassemblement, et au rapprochement de ces vésicules
par masses diverses qui forment ce qu'on nomme des nuages.
La seconde des causes qui ont la faculté de déranger la dispersion régulière des
vésicules brumeuses dans les couches supérieures de la région des vapeurs, est
moins connue que la première, et même ne l'est pas du tout, quoique ce soit
celle cependant qui concourt le plus efficacement à la forme des nuages. Cette
seconde cause réside dans l'action de la lumière du soleil qui, tombant
continuellement sur les vésicules brumeuses qu'elle rencontre et qui la
réfléchissent, exerce isolément sur ces mêmes vésicules une force d'impulsion
qui les déplace.
A l'égard des rayons lancés par les corps lumineux, les physiciens ont pensé
jusqu'à présent que les molécules qui forment les files qui composent ces
rayons, étoient d'une petitesse si considérable, que dans les chocs qu'elles
font contre les corps qui les réfléchissent, leur force d'impulsion devenoit de
nul effet contre l'inertie des plus petites masses de matière qui peuvent tomber
sous nos sens ; puisque cette force d'impulsion ne peut vaincre l’inertie des
atomes que nous voyons voltiger dans l'air qui nous environne.
Je ne sais si cela tient à l'affoiblissement qu'éprouve nécessairement la
lumière du soleil, en traversant toute l’épaisseur de l’atmosphère
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