Accueil Recherche simple par mot (textes et titres)
LivresAnnuaires météorologiques
Navigation dans le document
|<  << Page : 151 >> >|
dans des espaces plus ou moins isolés, les vésicules aqueuses qui constituent le 
brume, et donnent lieu au rassemblement, et au rapprochement de ces vésicules 
par masses diverses qui forment ce qu'on nomme des nuages.
 

La seconde des causes qui ont la faculté de déranger la dispersion régulière des 
vésicules brumeuses dans les couches supérieures de la région des vapeurs, est 
moins connue que la première, et même ne l'est pas du tout, quoique ce soit 
celle cependant qui concourt le plus efficacement à la forme des nuages. Cette 
seconde cause réside dans l'action de la lumière du soleil qui, tombant 
continuellement sur les vésicules brumeuses qu'elle rencontre et qui la 
réfléchissent, exerce isolément sur ces mêmes vésicules une force d'impulsion 
qui les déplace.
 

A l'égard des rayons lancés par les corps lumineux, les physiciens ont pensé 
jusqu'à présent que les molécules qui forment les files qui composent ces 
rayons, étoient d'une petitesse si considérable, que dans les chocs qu'elles 
font contre les corps qui les réfléchissent, leur force d'impulsion devenoit de 
nul effet contre l'inertie des plus petites masses de matière qui peuvent tomber 
sous nos sens ; puisque cette force d'impulsion ne peut vaincre l’inertie des 
atomes que nous voyons voltiger dans l'air qui nous environne.
 

Je ne sais si cela tient à l'affoiblissement qu'éprouve nécessairement la 
lumière du soleil, en traversant toute l’épaisseur de l’atmosphère 

© 2000-2006, CNRS-Centre Alexandre Koyré, histoire des sciences et des techniques, UMR 8560. Directeur de publication : Pietro Corsi - version du site : 4.5.1
CMS : ICEberg-DB v3.0, © 1999-2006, CNRS/CRHST-Stéphane Pouyllau.