conque, et n'exigeant point de remplacement, parce qu'il n'opère, pour avoir
lieu, ni vide, ni raréfaction. Il n'y a guère que les vents alisés qui soient
dans ce cas ; c'est-à-dire, qui soient dits vents généraux.
Au contraire, si le déplacement d'air qui se fait dans la masse inférieure de
l'atmosphère, est particulier à une contrée ; il opère, pendant qu'il existe, ou
une compression croissante dans la masse d'air contre laquelle celui qui est en
mouvement s'écoule, ou cet air en mouvement revient, soit en-dessus, soit
en-dessous du courant régnant, pour remplacer l'air qui s'est déplacé.
Ainsi les vents particuliers, qui ne résultent point d'un dégroupement orageux,
doivent être distingués en deux sortes :
1°. Les vents ou courans comprimans.
2°. Les vents ou courans circulans.
Dans le cas assez commun d'un vent comprimant, on doit s'attendre qu'à ce
courant comprimant, succédera un autre courant qui se dirigera en sens
contraire, et réparera directement l'équilibre qui a été rompu. Ainsi souvent
après un vent de Sud, l'on voit s'établir un vent de Nord, et réciproquement.
Quelquefois le second courant d'air qui vient réparer l'équilibre qui avoit été
détruit par le premier, ne le fait qu'indirectement ; c'est-à-dire, que ce
courant réparateur dévie, soit d'un côté, soit de l'autre, par une cause
quelconque, et forme un détour en opérant le remplacement qu'il tend à exécuter.
Dans ce cas,
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