trompés, au moins je vois les choses bien différemment.
Ne voulant point répéter ici ce que j'ai déjà dit sur la nécessité, pour juger
des phénomènes de l'atmosphère, d'observer, à l'aide du mouvement des nuages,
les différens courans d'air qui s'établissent très-souvent dans la région des
météores, je me bornerai ici à dire qu'il y a une attention particulière à
laquelle il faut avoir égard lorsqu'on veut connaître les vents de chaque jour :
la voici.
Pour les autres genres d'observations, au moins pour la plupart, on peut se
contenter de celles qu'on fait au lever du soleil, à midi, et au coucher du
soleil.
Mais pour les vents, on ne voit guère, au lever du soleil, que les restes des
courans qui ont eu lieu pendant la nuit. C'est une heure et demie, et même deux
heures après le lever du soleil, sur-tout pendant la déclinaison boréale de cet
astre, qu'on peut observer avec succès les vents que les circonstances du jour
font développer.
J'en avertis ceux qui veulent étudier les phénomènes atmosphériques, et faire
sur les vents des observations utiles. Ils devront ensuite réitérer leurs
observations de ce genre plusieurs fois dans la journée, et particulièrement aux
heures indiquées pour les autres genres d'observation.
Enfin, sans négliger le vent inférieur que des girouettes bien placées peuvent
faire connaître, ils s'attacheront à étudier et à noter
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