C'est donc à cette marche qu'il faut s’attacher principalement pour juger la
valeur de mes efforts en ce genre, et non aux mots beau ou mauvais temps,
considérés d'une manière isolée.
Qui est ce qui ne sait pas que ces mots, selon l'acception vulgaire, sont
extrêmement vagues, et qu'il n'y a pas deux personnes qui attachent exactement
la même idée au mot beau temps. Selon les uns il fait beau lorsqu'il ne pleut
pas ; d'autres trouvent que le temps est mauvais lorsqu'il fait du vent.
Ce n'est pas pour les météorologistes que les mots beau temps et mauvais temps
ont été insérés dans les champs de l’échelle. Je les ai choisis précisément
parce qu'ils sont vagues dans leur acception, et je me suis borné à leur emploi
parce qu'ils expriment d'une manière générale ce que j'ai voulu faire entendre.
Lorsque mes échelles auront reçu les corrections que mes observations et le
temps me permettent de leur donner, je les accompagnerai d'une échelle
barométrique placée en regard ; elle montrera les rapports qui se trouvent
réellement entre la succession des numéros et les mouvemens généraux du
baromètre. Je sais maintenant que cela se peut ; mais mon travail à cet égard
est encore trop imparfait.
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