conserver, et même à accroître l'évaporation, ainsi qu'à atténuer l'humidité
atmosphérique de la couche basse de la région des météores ; il pleut rarement
et difficilement, il fait très-peu d'orage, et l'on a un été beau et sec, qui
favorise la maintenue et l'accroissement de la chaleur amassée, et produit, dans
les jours thermiques, de fortes chaleurs, et un état du ciel singulièrement
stationnaire.
Néanmoins j'ai cru m'appercevoir qu'il y avoit encore une autre cause qui
contribuoit à produire ces temps soutenus de chaleur et de sécheresse. Je vais
m'occuper de vérifier ma présomption à cet égard.
Dans les autres temps de l'année le vent ne s'incline et ne se soutient un peu
dans le nord-est, qu'aux époques des foibles influences de la lune ; mais
lorsque les jours thermiques offrent un état du ciel stationnaire, le vent se
fixe dans le nord-est pendant la plus grande partie de leur durée, et alors les
effets des points lunaires les plus influens, tels que les quartan, les tritan,
les jours de phase, et même les lunistices boréaux, sont presqu'entièrement
annulés.
Les orages avant et après les jours thermiques, dérangent le temps pour
plusieurs jours ; mais si quelque orage parvient à se former dans le cours d'un
état stationnaire des jours thermiques, l'ordre ordinaire des choses,
momentanément interrompu, se rétablit bientôt après.
Dans la dernière moitié de thermidor, la
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