les vapeurs des parties basses de l'horizon, nous montre les nuages ornés
successivement des teintes les plus belles, comme le rose tendre, le rouge de
feu, le pourpre le plus éclatant, enfin le beau violet ; et tantôt ces temps
clairs dans certaines parties du jour, où des nuages bien groupés en montagnes,
brillent en leur face, éclairée de l'éclat de l'argent ou de celui de l'or le
plus pur. Si le spectacle du ciel intéresse alors, soit par sa beauté, soit par
sa magnificence, je ne le vois pas moins digne de notre attention, de notre
admiration et de notre étude dans les phénomènes effrayans des grands orages et
des tempêtes, ainsi que dans les tristes jours de pluie ou de neige, que trop
souvent il nous présente.
Le ciel du météorologiste, c’est-à-dire cette portion de l'atmosphère dans le
sein de laquelle les différens météores naissent, s'anéantissent et se succèdent
continuellement, n'est-il pas d'ailleurs, pour le physicien et le chimiste, un
immense laboratoire, où s'exécutent sans cesse, et en grand, les opérations les
plus importantes à suivre et à connoître, celles sur-tout dont les résultat
observés, comparés et bien jugés, peuvent nous éclairer plus sûrement que cette
multitude de petits faits recueillis dans les expériences de nos cabinets, où
quantité d'objets influens nous échappent, et ne sont pas comptés dans nos
calculs, ni considérés dans nos conséquences.
Si cela ne m'écartoit pas de mon sujet,
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