Les perturbations que ces causes variables produisent sur les effets réguliers
de l’influence de la lune sur l’atmosphère, occasionent en effet beaucoup de
variations dans les deux constitutions atmosphèriques que je viens de désigner ;
ce qui sans doute est cause qu’on les a méconnues jusqu’à présent. Mais je puis
assurer que ces perturbations, quoique fréquentes et quelquefois très-grandes,
n’empêchent pas de reconnoître le caractère de chacune de ces conditions dans le
plus grand nombre des cas.
La probabilité que j’ai trouvée est, suivant mes observations, estimée à 5 sur
8, c’est-à-dire que sur 48 constitutions atmosphériques comprises dans l’année
lunaire, j’estime qu’il s’en trouve au moins 30 d’accord avec les principes
indiqués dans ces mémoire ; et j’ajoute que parmi les causes perturbatrices qui
modifient les effets annoncés, plusieurs peuvent être prévues et peut-être même
appréciées.
Ce n’est pas une opinion que je présente ici, c’est un fait que j’annonce ;
c’est un ordre de choses que j’indique, et que chacun peut vérifier par
l’observation. Exposer ici tout ce qui peut faire sentir la grande utilité de
cette connoissance, me paroît un objet absolument superflu.
LAMARCK
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