consumés des matières produites par les corps vivans.
J’ai établi depuis longtems cette théorie, c’est-à-dire, toute celle que
comprend ce quatrième chapitre (1) et j’en ai donné des développemens suffisants
dans mes Mém. de Phys. etc. Néanmoins, on a fait comme si on ne la connaissait
pas, et comme si l’on n’y avait aucun égard ; et cependant on s’en empare petit
à petit dans plusieurs de ses détails. J’en vois paraître des développemens
importants dans différens cours, dans des Mémoires et dans d’autres ouvrages qui
se publient chaque jour, sans que les auteurs veuillent reconnaître la véritable
source de ces connaissances (2).
Malgré cette injustice des hommes (dans laquelle, au reste, je ne vois qu’un
effet na- [naturel]
(1) Voyez, dans mon Dictionnaire de Botanique, les mots CLASSE, FORÊT, etc.
Voyez dans l’Hist. natur. Des végétaux, qui fait partie de l’édition de Buffon,
par Deterville, l’Introduction, p. 303 et suiv.
(2) On commence à reconnaître que les animaux forment la matière calcaire, et on
cite Buffon pour premier auteur de cette belle connaissance, parce qu’il a dit
que la matière calcaire venait des coquilles. Il y a bien loin de cette idée à
la théorie que j’ai publiée à cet égard, d’autant plus que la craie qui a été
formée par la voie des coquilles, ne constitue qu’une très-petite portion de
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