nombre d’observations diverses bien connues ; et quoiqu’elle soit variable comme
l’intensité de la cause qui y donne lieu, on peut, sans grande erreur, évaluer
son terme moyen à 324 millimètres (1 pied) par siècle.
En effet, malgré les dégradations causées par les mouvements des eaux douces,
qui détachent, excavent et entraînent vers les lieux bas et à la fin dans la
mer, tout ce que ces eaux peuvent rouler ou charier ; néanmoins, non-seulement
le sol des plaines ne cesse point de s’exhausser tant qu’il est couvert de corps
vivans, mais celui même des vallées s’élève aussi continuellement, parce
qu’outre les matières qui peuvent être entraînées par les eaux, le sol des
vallées est ordinairement plus abondamment recouvert de corps vivans que celui
des plaines. On a vu le sol d’une vallée s’élever d’un pied dans l’espace de
onze ans.
Le lit même des rivières et des fleuves n’est point à l’abri de l’exhaussement
graduel dont il est question, tant que le cours des eaux n’a point atteint un
certain terme de rapidité, parce que la quantité des matières qu’il reçoit des
pays élevés, l’emporte alors sur celle des dépôts que les eaux transportent à la
mer : cela change insensiblement à mesure que le sol de certaines parties des
continents devient
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