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mais épars, dans différens ouvrages, et qui s’y trouvent comme perdus par défaut 
d’application ! Que d’objets encore très-reconnaissables ont été trouvés dans 
des fouilles à des profondeurs même considérables, et qui constatent l’élévation 
continuelle du sol dans ces différens lieux !
 

On ignore jusqu’où l’élévation d’un sol non dégradé par les eaux peut atteindre, 
dans l’intervalle du tems où la mer le laisse à nu, jusqu’à celui de son retour 
et de son envahissement, parce qu’on ignore la quantité de tems qu’il faut à la 
mer pour compléter une révolution autour du globe.
 

Je n’ai pas le tems de m’occuper sérieusement de cette recherche ; mais je sens, 
d’après un simple aperçu, qu’en prenant pour base l’observation qui nous apprend 
que la mer, dans les contrées boréales du globe, baisse de quatre pieds par 
siècle, et en supposant les rivages de la mer en plans inclinés, on peut 
déterminer à peu près le tems que les eaux marines, dans leurs retraites, 
emploient à s’éloigner d’une quantité déterminée, et l’époque presque infiniment 
reculée où elles reviendront submerger ce lieu.
 

Il faut remarquer qu’il n’est pas nécessaire que les 18 millions de toises qui 
mesurent toute 

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